Equipage 882:
Dr Dré & Le Prez ou “les orléanais”!
Le 4L trophy, une aventure incroyable pour l’équipage 882! Et un mois après, nous ne sommes toujours pas remis du grand périple. Un challenge au quotidien: entre gestion du stress, de la fatigue, course contre le temps, lutte contre le froid, exploits mécaniques…Savourez le récit magique de cet équipage hors du commun!
A une heure du départ, notre belle 4L fraichement recouverte de ses peintures design prennait feu devant la gare du nord! A cet instant, nous n’imaginions pas encore le périple qui nous attendait pour les prochains jours de notre voyage vers le Maroc. Sommes nous arrivés jusque là? Les photos le prouvent!
Alors pour faire court, et beaucoup déjà connaissent nos aventures, nous allons vous donner un aperçu de l’enchainement incroyable des évènements que nous avons vécus:
Jeudi, jour du départ
-12H, à une heure du départ: notre titine prend feu devant la gare du nord! Badauds et marchands accourent vers le véhicule nous pressant de sortir, de peur que l’on parte en fumée avec la 4L. Une belle solidarité se mobilise et après 3 extincteurs vidés et quelques cris, seules quelques flammèches lèchent encore notre capot. Elles sont vite éteintes par les pompiers, gentils pompiers, qui n’ont pas hésité à noyer le moteur sous de grands jets d’eau (méthode radicale!).Il ne reste d’ailleurs plus que le moteur, l’ensemble des autres pièces ayant disparu.
-15H, le 4l trophy a quitté Paris depuis 2h: Notre voiture est dépannée et emmenée à Pantin, endroit improbable, à plusieurs dizaines de kilomètres du Garage Ourcel où se trouvent nos amis mécano et tout notre stock de pièces. On nous propose alors une réparation pour le lendemain après-midi, pour 1500 euros. Nous refusons sans hésitation, de peur de prendre trop de retard et alerter notre banquier.
-18H, 6 heures de retard sur le Trophy, déjà à Bordeaux: Dr Dré part pour le garage Ourcel pour désosser une de nos vieilles voitures, récupérer des pièces, tandis que le Prez commence à travailler avec le Papa de Rachou sur le moteur. Merci à Papou Rachou pour avoir traversé Paris et passé la nuit à nos cotés. Merci à ses invités qu’il a plantés au milieu de l’apéritif! Nettoyage du capot, du faisceau électrique cramé et des pièces inutilisables…
-21H, 9h de retard: Nous sommes maintenant 5 autour de la voiture. Merci au garagiste de Pantin qui après avoir fermé ses ateliers nous rejoignait et mettait les mains dans le camboui (merci à sa femme qui l’a attendu de longues heures cette nuit là). 10 mains dans le capot s’agitent donc avec habileté, rapidité et harmonie! Nous travaillons jusqu’à 2h du matin sur ce parking, avec un matériel limité, à la faible lueur et douce musique de nos lampes torches dynamo.
Vendredi, 2ème jour de course
Vendredi, 2H du matin, 14h de retard: La voiture ronronne de nouveau. Nous avons quand même perdu dans la bataille nos clignotants, un phare et le chauffage! Nous rentrons chez Dr Dré pour une courte nuit réparatrice. Nous avons pris froid et la journée fut longue.
- 7 h du matin, 19h de retard. Nous quittons enfin Paris!
-8 h du matin, 20h de retard: Nous calons sur le périph, le carbu fait des siennes! Le prez fait quelques réglages. Alors que Dr Dré lance le moteur pour faire un test, le carbu crache soudainement de larges flammes! Le Prez a bien failli perdre sa belle crinière blonde…Nous ne désespérons pas et après quelques manips, la titine est repartie sur les routes. A ce moment de notre périple, nous commençons à perdre tout espoir de rattraper notre retard et n’avons plus confiance en notre 4L.
-21h, 33h de retard: Nous calons pour la nième fois de la journée à … Orléans!!! Une journée de route, 150 Km parcourus!Le carburateur est défectueux. Nous avons colmaté une fuite du moteur,colmatage sommaire qui ne devrait pas tenir plus de quelques heures. L’allumeur n’allume qu’a l’envie. La tête delco est encrassée…
Photos de la journée, avec multiples haltes dans les casses et garages!
Nous sommes donc à deux doigts de renoncer. Ils nous restent environ 2000 kilomètres avant le Maroc. Le Trophy se trouve déjà à Madrid! Perdus en banlieu orléanaise, dans une rue sombre, nous sommes déspespérés devant le concours de dérapages de voitures tunées qui se déroulent devant nous. La fatigue ne nous aide pas à contenir notre stress. Nous décidons enfin d’appeler Adrien, notre chef méca, toujours de bons conseils, même à plusieurs dizaines de kilomètres. Tandis qu’Adrien google la réparation à effectuer (après un diagnositc de la panne), le prez suit ses conseil, iphone sur les oreilles, et manoeuvre habilement dans le capot. Nous arrivons à repartir!
Samedi, 3ème jour de course
- Samedi, 2h du matin, 39 h de retard: Nous calons sur l’autoroute, à 50 kilomètre d’Orléans! Pas de bande d’arrêt d’urgences, des camions pressés fuyant à toute allure, la réparation est cette fois impossible. Nous décidons d’appeler pour la deuxième fois l’assurance pour un dépannage!
- 4h du matin, 41h de retard: Nous sommes dépannées et ramenés à… Orléans!!! L’avis du dépanneur: il faut remplacer l’allumeur, pièce de 4L aujourd’hui impossible à trouver sur Orléans. L’avis de l’assurance: il faut rentrer sur Paris et oublier rapidement cette mésaventure. Nous sommes conviés à passer la nuit à l’hôtel et rentrer dans la journée. Pour nous, l’aventure s’arrétait là! Déçus, tristes, fatigués, en rage…Nos fournitures remplissaient encore notre coffre! Nous aurions voulu aussi partagé cette aventure avec nos amis.
- 9h du matin, 46h de retard: Le prez se lève dans un état second mais motivé par une force soudaine et une soif de réussite. Il descend à la réception de l’hôtel et demande les numéros de casse en région orléanaise. La dizième avait la pièce qu’il nous manquait! Nous prenons le taxi, direction la casse. Quelques heures plus tard, nous prévenions l’assurance que nous repartions pour le Maroc, sans compter sur leur accord. Nous faisons comprendre aux organisateurs du 4L trophy que nous les rejoindrons coute que coute!Le nouvel allumeur allumait parfaitement. Nous avions aussi un moteur de rechange, gentillement offert par la casse!
- 11h, 48 h de retard: Malgré la fatigue et la route interminable qui nous attend, nous reprenons le volant. Pour 2000 kilomètres (quelques erreurs d’orientation ont rallongé la trajet!) à travers le sud de la France, les pyrénnées de nuit sans chauffage (Dr Dré à deux doigts de succomber blottie sous sa couverture de survie, le Prez de perdre ses doigts de pied!!!), l’Espagne dont nous ne voyons pas la cote se profiler. Voyage interminable et douloureux, mais sans encombre! Nous arrivons dimanche soir à Algéciras!
Dimanche, 4ème jour de course
- Dimanche, 18h, retard réduit à quelques heures: le Trophy est au milieu de l’Atlas. Nous avons rattrapé une grande partie de notre retard! Nous prenons le ferry pour Tanger. Les organisateurs nous confient que les annonces micro crient tous les jours sur les bivouacs notre courage et notre arrivée prochaine. Nous sommes donc attendus avec impatience et notre réputation n’est plus à faire auprès des 2000 participants. Nous nous en rendrons compte à notre arrivée et tout le long du trophy!
Lundi, 23h, le trophy a franchi l’Atlas et se trouve dans le désert au sud! Nous arrivons enfin. Après plus de 2500 km sans problèmes mécaniques, nous tombons en panne à 50 mètres du bivouac que nous avons retrouvé gràce au guidage téléphonique de nos GO. Nous sommes tractés et la voiture part directement pour un check up complet, avant d’entamer notre première épreuve du 4L Trophy le lendemain…
Voila en quelques mots le récit de la course avant la course de l’équipage 882! Une belle aventure dont nous garderons un souvenir impérissable. Une aventure humaine, de solidarité (merci à tous ceux qui nous ont apporté leur aide, vous vous reconnaitrez en lisant ce post). Une expérience dans laquelle nous avons comme jamais démontré notre détermination, notre force, notre endurance! Une fierté aussi.
Heureux d’avoir rejoint l’organisation et retrouvé nos amis, nous étions dans les meilleures conditions pour faire une belle course, remontés à bloc. L’aventure fut ensuite moins tragique, mais magique. Nous ne craignons plus les pannes, les ensablements à répétition, les réparations de nuit au milieu du désert… Nous évoluons dans un cadre magique, entre sommets recouverts de neige éternelle et dunes de sables roses chauffées par un soleil régénérateur… des paysages, mais aussi de belles rencontres, de bonnes bouffes et des soirées entre amis au coin du feu (qui fait rarement long feu!). Et une grande satisfaction d’avoir terminé l’aventure commencée déjà depuis de longs mois et remis nos fournitures aux enfants…
En un mot: incroyable!

































































































